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Ce que personne ne te dit sur l’écriture d’un texte

  • Photo du rédacteur: Élémo
    Élémo
  • il y a 2 jours
  • 4 min de lecture

On pourrait croire qu’un texte se crée d’un seul coup, qu’il suffit d’avoir une bonne idée, de trouver les bons mots, et que tout se place naturellement. Mais dans la réalité, ça se passe rarement comme ça. Un texte commence souvent de manière floue, incomplète, brouillonne.

Et c’est normal.


Le premier jet n’est pas là pour être bon.


Il est là pour exister.





Le premier jet: une matière brute

Quand tu écris un texte pour un slam, tu poses quelque chose. Des idées, des images, des phrases. Parfois ça coule. Parfois c’est plus difficile.


Mais dans tous les cas, ce que tu écris au début n’est pas une version finale. C’est une matière, une base sur laquelle tu vas travailler. Et c’est souvent là que plusieurs personnes s’arrêtent. Elles écrivent… puis elles jugent.


“Trop simple.”

“Pas assez fort.”

“Pas assez clair.”


Et elles abandonnent.



Réécrire, ce n’est pas recommencer

Réécrire, ce n’est pas repartir de zéro. C’est revenir sur ce que tu as déjà écrit… avec un autre regard. Relire ton texte, écouter ce qu’il dit vraiment, voir ce qui fonctionne…et ce qui résiste.


Parfois, un mot est en trop. Parfois, une phrase manque. Parfois, une idée mérite d’être développée. Et le texte commence à se préciser.


Une des choses les plus difficiles, c’est de couper. On s’attache à certaines phrases, à certaines images, même quand elles n’aident pas vraiment le texte, mais un texte devient plus fort quand il est plus clair. Parfois, enlever un mot ou même une ligne entière donne plus de force à celles qui restent.


Réécrire, c’est aussi faire des choix.


Ça veut dire mettre de côté de belles phrases. Mais ça ne veut pas dire qu’elles vont à la poubelle. Ça veut simplement dire que, pour ce texte-là, ce n’est pas l’idéal. Moi, je me dis souvent que ces phrases serviront à un autre texte, que rien n’est vraiment perdu.



Dire moins, mais mieux

Au fil des réécritures, le texte gagne en précision. Tu dis moins de choses, mais tu les dis mieux.

Une image devient plus nette, une phrase devient plus juste, et une émotion devient plus lisible.


Le texte respire davantage.


Pourquoi? Parce qu’on devient plus concis. Et comme on a seulement trois minutes, mieux vaut être concis que trop explicatif. La poésie n’aime pas trop les explications, de toute façon. Plus tu te concentres sur le choix des mots, plus tu repères les passages superflus.



Lire à voix haute

Un texte pour un slam est fait pour être dit. Alors, à un moment, il faut le sortir de la page. Lire à voix haute permet d’entendre le rythme, les répétitions, les longueurs, les moments forts. Tu vas sentir où ça bloque, où ça coule et surtout, où ça ne coule pas… où ça manque d’air.


Souvent, c’est là que les meilleures modifications apparaissent.


De mon côté, c’est au moment où je dis le texte à voix haute que je constate ce qui cloche. Qu’il manque un mot, qu’un autre est trop lourd, ou encore qu’un choix est trop facile. Alors j’enlève. Je rajoute. Je fais un aller-retour avec le texte. Je pense aux pauses. Je le structure de la meilleure façon possible, pour l’équilibre, pour la beauté… et pour mieux ressentir.



Laisser le temps faire son travail

N’oublie pas: réécrire demande du temps.


Parfois, il faut laisser le texte reposer. Revenir le lendemain ou le surlendemain, pour voir si ça coule toujours. Avec un peu de distance, tu vois des choses que tu ne voyais pas avant.

Une phrase qui ne fonctionne pas, un passage trop lourd, ou au contraire… une idée à développer.


Et puis, tu ajustes, tu affines, tu t’attardes sur les détails.


Et un jour, ça y est. Ce que tu as sculpté est enfin prêt. Tu le sais. Tu le sens.


Et parfois, certaines personnes retravaillent même leur texte après l’avoir partagé à leurs proches. Pourquoi? Parce que les réactions ne sont pas celles attendues. Parce qu’il manque quelque chose. Parce que le message n’était pas aussi clair.


Ça m’arrive aussi, parce qu’évidemment, on veut créer le plus d’impact possible. Alors on ajuste. On améliore deux ou trois phrases. On renforce ce qui était plus faible. De cette façon, on arrive avec un texte plus solide, plus clair et prêt à être incarné.


Tout ça pour dire qu’un texte ne se révèle pas en une seule fois. Il se construit. À travers les essais, les ajustements, les silences.


Écrire, c’est poser une première pierre.

Réécrire, c’est construire.


Si tu as envie d’aller plus loin dans ton écriture, sache que j’aborde souvent ce processus dans mes ateliers de slam,  en coaching personnalisé, dans mon infolettre et à travers mes formations en ligne. Mon objectif est de t’aider à transformer une première idée en un texte solide, clair et incarné.


Merci de ton intérêt! Si tu as aimé cet article, ça me ferait tellement plaisir si tu le partageais à un ou une de tes amis qui s’intéresse au slam, ou tout simplement sur ton réseau social favori! Merci, et à bientôt!



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ÉLÉMO
En tant que passionné d’art et de slam, j'ai créé ce blogUE dans le but de partager ma démarche et mon expérience, et aussi de donner de précieux conseils afin d’éveiller le slameur ou la slameuse qui sommeille en toi.

 
 
 

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