Pourquoi j’écris encore aujourd’hui
- Élémo

- il y a 5 jours
- 3 min de lecture
Il y a des moments où je me demande pourquoi je fais ça. Pourquoi j’écris encore, pourquoi je passe autant de temps à chercher des mots, à les placer, les déplacer, les retravailler. Pourquoi je continue, même quand c’est difficile.
Parce que oui, il y a des moments où c’est difficile.
Il y a des moments où je doute. Où je me demande si ça vaut vraiment la peine. Si ce que je fais a un impact. Si je devrais mettre mon énergie ailleurs.
Il y a des moments où les idées ne viennent pas. Où tout semble plus lourd. Où écrire devient un effort. Et que je mets de côté pour me concentrer sur autre chose. J’évite.
Et pourtant, je reviens toujours.

Souvent, je reviens pour des choses très simples. Un message que je reçois. Un regard dans une salle. De fortes réactions de la foule. Une personne avec les larmes aux yeux qui me dit qu’un texte l’a touchée. Quelqu’un qui m’enlace et qui me dit « continue ce que tu fais ».
Ce sont des petits moments, mais ils restent. Et ils me rappellent que ce que je fais ne disparaît pas.
Avec le temps, j’ai compris quelque chose. Je n’écris pas seulement pour être entendu. Je n’écris pas seulement pour performer.
J’écris parce que j’en ai besoin.
Écrire, pour moi, c’est mettre de l’ordre dans ce qui bouge à l’intérieur. C’est comprendre ce que je ressens. C’est nommer ce qui est flou. C’est transformer quelque chose d’invisible en quelque chose de partageable. C’est aussi mieux me comprendre.
Parfois, un texte m’aide à voir plus clair. Parfois, il m’aide à accepter. Parfois, il me permet simplement de déposer quelque chose que je traîne depuis trop longtemps.
Et il y a aussi la scène. Ce moment où le texte quitte la page et devient vivant. Où il rencontre des gens. Il y a quelque de beau et touchant dans ce geste, comme une libération mêlé à de la vulnérabilité.
Ce que j’aime dans le slam, c’est cette rencontre. Ce moment où une parole devient collective. Où ce que tu dis trouve un écho ailleurs.
Et ça, aucun nombre de vues ne peut le remplacer.
Ça fait maintenant 15 ans que je monte sur scène et que je partage des textes. J’ai vu passer beaucoup de gens dans le monde du slam. Des personnes qui ont été là quelques années, puis qui sont passées à autre chose. D’autres qui disaient que la scène ne les appelaient plus. Pour certains, c’était un tremplin. Pour d’autres, une phase.
Et c’est souvent à ces moments-là que le doute s’installait.
Je me demandais: est-ce que j’ai vraiment envie de continuer, moi aussi? Est-ce que ce n’est qu’une passe? Est-ce que je continue simplement parce qu’on dit qu’il ne faut pas lâcher… ou parce que j’en ai réellement envie?
Et après certaines soirées slam plus difficiles, d’autres questions revenaient.
Est-ce que je suis fait pour ça? Est-ce que j’ai travaillé assez fort?
Ces questions reviennent encore parfois. Comme une boucle.
Mais moins souvent qu’avant. Parce qu’avec le temps, la direction est devenue plus claire.
Aujourd’hui, je sais que je ne sais pas toujours pourquoi j’écris. Et c’est correct.
Mais je sais aussi que quand j’arrête trop longtemps, quelque chose me manque. Comme si une partie de moi n’avait plus d’espace.
Alors je reviens. Je rouvre un document. Je prends un stylo. Et j’écris.
Même si ce n’est pas parfait. Même si ce n’est pas clair. Même si ça ne mène nulle part au début.
Parce qu’au fond, ce n’est pas une question de résultat. C’est une question de nécessité.
Écrire, ce n’est pas seulement créer. C’est rester connecté. À soi. Aux autres. À quelque chose de plus grand que nous.
Et c’est pour ça que j’écris encore aujourd’hui.
Si tu as envie de tenter le coup et d'écrire, sache que je guide les gens à se lancer dans un processus créatif, soit en coaching personnalisé, et à travers mes formations en ligne. Mon objectif est de t’aider à transformer une première idée en un texte solide, clair et incarné.
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